M. Slaptrap

Pugiliste Gobelours

Description:

2.40m de muscles et de poils noirs, un regard froid, une voix calme et un caractère réfléchi font de Monsieur Slaptrap une véritable énigme de la nature. Là où ses congénères gobelours laissent libre cours à leurs pulsions meurtrières, il se tempère et garde un comportement réservé. Discret de nature, il suit comme une ombre monstrueuse la fougueuse Naevia qu’il protège en sa qualité de garde du corps. Tout effacé qu’il paraît, Monsieur Slaptrap sait fait parler ses poings lorsque les circonstances l’obligent et rares sont ceux qui osent le défier, ce qui n’empêche pas les moqueurs de le traiter tout bas de brave toutou à sa maîtresse. Les plus perfides vont même jusqu’à dire que sa tendance à obéir aveuglément aux ordres signera sa propre perte…

Bio:

Samuel Kelety n’avait jamais connu d’autre vie que celle de serviteur. Aussi quand son maître lui préféra un beau jeune homme en lui donnant congé, le fidèle valet se sentit rejeté. Il tenta bien de remplacer l’amer goût de la trahison par celui de l’alcool, mais rien ne pouvait lui enlever ce terrible sentiment d’abandon. Aussi lorsqu’il croisa le regard vide de cet enfant gobelours assis seul dans les rues de Diyun, il perçu toute la douleur qu’il pouvait éprouver. Touché par la pitié, il se promis d’élever cette créature comme son fils et de lui offrir une éducation digne d’un humain. Il instruisit donc le petit Slaptrap comme un humain, lui apprenant les bonnes manières, la contenance ainsi que le métier de servant. Si ses actes étaient empreints d’amour, ses intentions étaient cependant portées par le désir de faire de cette brute sauvage un des plus grands gentilshommes. Car s’il n’en parlait jamais, son esprit brûlait de montrer à son ancien maître l’erreur qu’il avait commise en choisissant un suivant moins habile que son protégé gobelours. C’est ainsi qu’il entra dans une fureur noire lorsqu’il apprit que le jeune Slaptrap n’avait pas réussi à totalement surmonter sa nature première en lui laissant libre cours lors de combats de rue. La fugue qui suivit donna l’occasion aux démons de la boisson de revenir hanter une nouvelle fois l’esprit désespéré du petit valet plein de remords. Ayant bu plus que de raison, il se laissa emporter un soir dans une querelle avec un marin moqueur qui traita son protégé de chien enragé tout juste bon à être abattu comme le monstre qu’il était. Peu familier de ces bagarres de taverne, le frêle serviteur prit un vicieux coup de couteau qui le laissa agonisant. Apprenant la nouvelle, Slaptrap accourut à son chevet, trop tard. Broyé par la rage, il se faufila la nuit suivante chez le matelot meurtrier et frappa jusqu’à ce que les draps prirent la couleur de sa douleur.

C’est pas souvent que Barls croisait une montagne de poils pleine de sang qui ne tentait pas de le tuer. Laissant sa curiosité prendre le dessus, il discuta avec la créature avant de se rendre compte qu’elle était totalement perdue. Cela tombait à pic vu que la guilde des voleurs était toujours en manque de nouvelles recrues. Saisissant l’aubaine, il proposa à ce mystérieux « Monsieur Slaptrap » de rejoindre ses rangs, chose que le monstre accepta mécaniquement. Sur le chemin du repaire des assassins, le chauve se frottait les mains en rêvant de la formidable machine à tuer qu’il venait d’enrôler.

Les affaires n’avait jamais été aussi fructueuses pour Harolf, le gérant de l’auberge du Lutin Penché de Diyun. Depuis que ce nouveau videur était arrivé, plus personne n’osait se battre dans son établissement. Contrairement aux brutes habituelles qui lui servaient à maintenir l’ordre, Slaptrap avait des manières. Enfin, « MONSIEUR Slaptrap » comme il prenait soin à le souligner. Toujours calme, très respectueux de la clientèle même face aux pires provocations, le géant à la force démesurée parlait toujours à voix basse et suivait à la lettre les ordres de son patron sans se plaindre. Il avait bien sûr ses secrets, notamment ses excursions nocturnes dont il ne parlait jamais, chose que le tavernier respectait tant que son employé était à son poste dès le premier client entré.

Depuis le départ d’Olana, Slaptrap avait l’impression d’être incomplet. Sa joie de vivre, ses piques et son regard espiègle lui manquait. La séparation avec la jeune femme avait marqué un tournant dans sa vie, la mort d’Harolf en signifiait un autre. Son vieil ami avait succombé à la maladie, le laissant seul et désemparé aux commandes du Lutin Penché. Assommé par l’ampleur de la tâche à mener pour entretenir l’auberge, il avait préféré la revendre à un ami digne de confiance et repartir sur les chemins. Il pensait souvent à Olana dans ses errances.
La demi-elfe au teint d’ébène qui était entrée ce soir-là dans ce tripot crasseux portait un je-ne-sais quoi de sa petite humaine perdue et c’est ce qui lui avait fait prendre sa défense contre les bandits qui tentaient de l’agresser. S’il avait mieux contrôlé sa colère, il n’aurait pas tué l’un des assaillants et ne serait pas assis là à croupir en prison. Qu’importe, il n’avait plus beaucoup à perdre à présent. Les portes de sa cellule s’ouvrirent et apparut la femme qui avait déclenché la bagarre peu de temps auparavant. Étonné, Slaptrap écouta sa proposition de l’engager pour assurer sa protection. Après un instant de réflexion, il se dit qu’il n’avait de toute façons plus de raison de rester dans cette ville et qu’il valait mieux ne pas y faire de vieux os après l’accident de cette nuit. Il accepta avec gratitude d’autant plus que sa nouvelle patronne l’intriguait. Avec cette Naevia, c’était comme si Olana était de nouveau là à ses côtés…

M. Slaptrap

Canons Et Dagon Elaxis